Travaux de recherche
La rigueur scientifique au service de la performance. Quatre travaux académiques sur les sujets les plus actuels de la nutrition du sportif d'endurance.
Quatre mémoires, un fil rouge
De la 1re à la 3e année de Bachelor, mes recherches explorent la frontière la plus exigeante de la nutrition sportive : la physiologie de l'effort, l'optimisation de la performance et la santé à long terme de l'athlète.
Heat training : adaptations physiologiques et stratégies nutritionnelles
« Quelles adaptations physiologiques sont induites par le heat training chez le sportif et quelles stratégies nutritionnelles pour soutenir ces adaptations ? »
L'entraînement en conditions de chaleur s'impose comme une alternative — ou un complément — à l'entraînement en altitude dans les sports d'endurance. Mon mémoire décortique les mécanismes : expansion du volume plasmatique (6-13 %), augmentation de la masse d'hémoglobine (3-5 %), modulation du stress oxydatif par les Heat Shock Proteins, et efficacité sudorale améliorée.
La partie nutritionnelle détaille un protocole évolutif sur deux phases : apports glucidiques majorés (7-8 g/kg/j) et sodium accru en phase d'exposition initiale, retour progressif à la normale lors de l'acclimatation avancée, euhydratation, collations post-effort protéines-glucides et surveillance de la disponibilité énergétique.
Nouvelles stratégies glucidiques : 120 g/h, jusqu'où aller ?
« En quoi les nouvelles stratégies glucidiques à l'effort redéfinissent-elles l'optimisation de la performance en endurance, tout en repoussant les limites digestives et en soulevant des questionnements inédits sur la santé de l'athlète ? »
La révolution du cyclisme professionnel : passer des 60 g/h historiques aux 120 g/h (voire plus) ingérés en course. Ce travail explore la physiologie des transporteurs intestinaux (SGLT1 & GLUT5), la supériorité du ratio maltodextrine-fructose 1:0,8, le Gut Training et les tests d'oxydation au Carbone 13.
Le mémoire pose aussi les bonnes questions : doses massives = performance, mais à quel prix à long terme ? Flexibilité métabolique, santé bucco-dentaire, produits ultra-transformés… une lecture lucide d'une tendance qui transforme le peloton professionnel.
Athlètes féminines : adapter l'alimentation à leurs spécificités
« Comment adapter l'alimentation aux spécificités physiologiques des athlètes féminines ? »
Parce que 13 % seulement des sujets des études en science du sport sont des femmes, ce mémoire remet les pendules à l'heure : composition corporelle, cycle menstruel, contraceptifs, RED-S (Relative Energy Deficiency in Sport), troubles du cycle, carence en fer… les athlètes féminines ne sont pas des « athlètes masculins moins puissants ».
Le travail propose des stratégies nutritionnelles concrètes phase par phase (folliculaire vs lutéale), une vigilance accrue sur le RED-S (qui touche jusqu'à 60 % des sportives d'endurance), des recommandations anti-inflammatoires autour des règles, et des pistes de supplémentation ciblée (créatine, bêta-alanine, oméga 3, fer).
Ce mémoire a donné naissance à un webinaire public (26 février 2025) et à la publication d'un article pour Nolio.
Le stress oxydatif chez le sportif
Mon premier grand travail de recherche — un sujet au cœur des enjeux de performance et de santé. À l'effort, l'organisme produit en excès des espèces réactives de l'oxygène qui, mal régulées, endommagent les cellules, altèrent la récupération et favorisent fatigue chronique et blessures.
Objectif du mémoire : comprendre les mécanismes, mesurer les conséquences, puis explorer les stratégies nutritionnelles antioxydantes (vitamines C et E, polyphénols, oméga-3) tout en pointant les risques d'une supplémentation excessive qui peut, paradoxalement, limiter les adaptations à l'entraînement.
Un fil conducteur
Mes quatre travaux de recherche convergent vers une même conviction : la nutrition de haut niveau doit être scientifiquement rigoureuse, physiologiquement individualisée, et toujours au service de la santé à long terme.
Rigueur scientifique
Des revues de littérature internationale (bibliographies de 30 à 45 références par mémoire) pour asseoir chaque recommandation sur des preuves.
Individualisation
Aucune stratégie n'est universelle : morphologie, sexe, cycle hormonal, génétique et discipline dictent des réponses très différentes.
Santé d'abord
Performance à court terme et intégrité à long terme doivent marcher main dans la main. Le sportif ne s'arrête pas à sa carrière.
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